Les téléphones portables sont une
innovation qui s'est assez vite incrustée dans nos vies. Mais de cette
manière les scientifiques n'ont pas prit le temps pour étudier les
dangers éventuels sur notre santé. Certains suspectent les ondes
électropmagnétiques des communications d'être néfastes et
potentiellement à l'origine de cancers. Le cerveau étant l'organe qui
reçoit les plus fortes doses durant les communications, c'est lui qui
prend tous les risques. La Circ, agence de l'OMS spécialisée dans le
cancer, range les différentes entités à risque dans différentes
catégories selon leur cancérogénicité. Les catégories vont de 1 à 4, la
catégorie 1 caractérisant ceux dont l'aspect cancérigène est avéré. Une
première analyse a été menée à partir des données obtenues jusqu'en
2011.
L'étude Interphone, parmi ces études,
mesurait l'impact de l'utilisation du téléphone mobile sur deux formes
de tumeur au cerveau, les gliomes et les neurinomes acoustiques. Pour
l'heure, les éléments scientifiques n'ont pas pu établir de certitude
quand aux risques de cancers dus aux téléphones portables, mais pour
l'heure, le Circ a choisi de les classer parmi les cancérigènes
potentiels. Malgré la bonne volonté des chercheurs, de nombreux
problèmes expérimentaux ont été constatés. Lorsqu'il était demandé aux
volontaires de mentionner leur utilisation réelle de leur téléphone,
l'analyse auprès des opérateurs révèle que les participants
sous-estimaient largement (jusqu'à 8 fois!) leur temps réellement écoulé
au téléphone, ou au contraire, pouvait également le surestimer (jusqu'à
17 fois!). L'étude a conclué qu'il n'y avait aucun risque pour la
majorité des utilisateurs, mais en revanche, pour les 10% plus bavards,
les risques de gliomes ont augmentés de 40% et ceux des neurinomes ont
été multipliés par 2.8! Devant cette incertitude, le Circ a rangé les
ondes électromagnétiques des téléphones dans la catégorie 2b, la
catégorie des "potentiellement cancérigènes". Depuis cette étude,
plusieurs autres recherches ont été menées, particulièrement dans les
pays scandinaves. Dans ces pays, il existe un registre des cancers qui
répertorie tous les cas constatés, et ces recherches se basent sur ces
données. Avec la banalisation des portables ces dernières années, s'il y
a la moindre augmentation des cancers du cerveau, on le constaterait
grâce à ces registres. Mais l'étude ne démontre aucune augmentation des
cas de cancer du cerveau à l'échelle des populations du Danemark, de la
Finlande, de la Norvège et de la Suède, et ce jusqu'en 2008. Cela
sous-entend que le téléphone portable n'est pas, globalement responsable
des cas de cancers du cerveau. Les autres études aboutissent à des
conclusions similaires. Donc actuellement, rien ne prouve que les
téléphones sont mauvais pour le cerveau. Mais les études se poursuivent
inlassablement. La cohorte cosmos suit 300 000 personnes régulièrement
et essaye de prendre en compte les nouvelles technologies permettant de
rester connceter 24 heures sur 24. en outre, elle s'intéresse autant à
la position du téléphone pendant les communications qu'à l'endroit où il
est porté le reste du temps. L'enquête persiste et personne n'a put
jusqu'à présent trancher en la faveur ou la défaveur du téléphone
portable.

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